(Mechthild, 2003 )

Pendant une excursion de deux jours d’Agadir à Essaouira nous avons fait à l’aller et au retour une pause dans un restaurant au centre ville de Tamanar. (Histoires 5 et 6)

Images de Tanamar – Thé à la menthe juste avant le coucher de soleil

Un petit moment paisible pour moi seule à la table devant le restaurant à Tanamar. Je savoure un dernier verre de thé à la mente, avant de reprendre la route dans peu de temps.

Mes enfants s’occupent de regarder quelques chats de plus près. Un petit chaton avec un oeil enflammé suscite leur pitié. Comment ça va aller avec ce chaton plus tard, se demandent-ils.

Notre ami marocain, qui nous accompagne pendant notre voyage à Essaouira, est parti pour faire contrôler quelque chose sur la voiture.

C’est juste avant le coucher de soleil. Sur la route devant le restaurant règne une animation affairée. Des autocars touristiques sur le chemin du retour en direction d’Agadir, des voitures, des camions chargés de marchandises empilées, et entre les véhicules, des gens des environs proches en train de rentrer chez eux.

Trois filles qui ont environ le même âge que ma fille, avec des cartables sur le dos, passent devant le restaurant. Elles discutent avec animation de quelque chose. Quand elles aperçoivent mes enfants, qui sont toujours occupés à étudier les chats, elles marquent un arrêt. Les jeunes marocaines sourient et agitent leurs mains. Mes enfants agitent les mains en retour. Un bref moment de rencontre marocain-norvégien. Les enfants se regardent en riant aimablement. Ensuite les petites Marocaines continuent leur chemin.

En face de l’autre coté de la route vient un garçon à dos d’âne. Derrière lui suit un homme sur une charrette tirée par un âne. Quand ils doivent dépasser une voiture garée ils se séparent brièvement. Le garçon s’arrête et attend, jusqu’à ce que l’homme trouve un espace dans la dense circulation des automobiles, et le rejoigne. Père et fils rentrant chez eux après le travail des champs, me dis-je en les regardant.

Dans la direction opposée arrive maintenant au bord de la route un homme habillé d’une djellaba verte foncée. Il accompagne cinq petits enfants qui tous portent un cartable. Un petit garçon de trois ou quatre ans marche main dans la main avec une fillette un peu plus grande. Lui aussi porte un petit cartable sur le dos. Je suis le groupe du regard alors qu’il disparaît peu à peu de mon champ de vision. Un père qui raccompagne ses enfants à la maison, me dis-je...

Différences culturelles... Convergences...

Si quelqu’un demandait à cet homme comme à moi, ce que nous considérons comme plus important pour l’avenir de nos enfants... Ne répondrions-nous pas la même chose ?

Je pense que oui...